À propos de cette édition
Résumé/Sommaire
Un homme du XXIIIe siècle a peur : il y a quelque chose de vivant dans son ventre. Il consulte des médecins qui n’arrivent pas à trouver de remède pour le soulager. Alors qu’il est au Dôme de l’Amour Infini avec Élyse, cette dernière, pendant le coït, se transforme en guêpe, le pique et l’amène sur sa planète où il libère d’innombrables larves. Devenu guêpe lui aussi, le narrateur et Élyse font l’amour et dans l’ivresse se disent qu’il faut revenir sur Terre pour libérer les autres.
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Commentaires
Si le début de « L’Amour infini » promet beaucoup, la suite donne peu au lecteur. Cette transformation en insecte est passablement usée et la virevolte de la fin n’est pas tout à fait convaincante. Bien que la lecture soit agréable, on ne peut s’empêcher de revenir sur les points faibles de l’histoire, c’est-à-dire les enchaînements. D’une part, on débute avec un homme « hanté » à l’intérieur de lui-même – et ce point de départ est tout à fait fascinant : la peur du narrateur, son désir de comprendre ce qui lui arrive, son désir de communiquer avec « lui-même » ou l’« autre » qui l’habite –, puis on assiste à la transformation d’Élyse qui enlève son compagnon. Ce dernier, après un voyage plus ou moins expliqué, se « vide » de ses larves et, enfin, le voici devenu lui aussi un insecte et hop!, on retourne à la Terre.
En parallèle à cette intrigue principale peu crédible, des détails sur la vie au XXIIIe siècle. Là, Georges Raby se débrouille bien. Le décor se tient, les coutumes aussi. Et ce début prometteur… Pourquoi ce virage insectoïde inutile ? Parce que ces derniers fascinaient l’auteur à cette époque, nous dit ce dernier. D’ailleurs, les insectes apparaîtront souvent dans l’œuvre de Raby. Dans « L’Amour infini », cette apparition est de trop.
Un texte plus ou moins réussi, avec ses hauts et ses bas. Heureusement pour nous, Raby a fait mieux. [JP]
