À propos de cette édition

Éditeur
Association des Écrivains du Centre du Québec
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Dès lors, la folie…
Pagination
169-184
Lieu
Drummondville
Année de parution
1992

Résumé/Sommaire

Le jour où ils allaient fêter sur le Versant Sud, les habitants de la Cité Jardin sont empêchés de sortir par une multitude de serpents qui font le siège de leur ville. Les adultes discutent et s’affrontent au sujet des solutions à adopter, tandis que les enfants acceptent l’invitation d’un pilote de soucoupe volante, doux vieillard à barbe blanche accompagné d’une colombe, qui les transporte sur les lieux de la fête.

Commentaires

Rocambolesque rime avec grotesque, et si l’adjectif « rocambolesque » n’est guère approprié pour qualifier cette aventure, « grotesque » l’est tout à fait pour qualifier le conte. Appelons-le aussi bien une fable, car il y a un propos et une morale. Le voici, cet argument, il vous renversera par son originalité : les adultes sont des imbéciles, leurs dirigeants sont des incompétents et, face aux embûches, c’est toujours la candeur des enfants qui mène aux bonnes solutions. Voilà. Prenez-en la parole de l’auteure car le conte, lui, ne parvient guère à le démontrer.

Maladroitement mis en page, le texte est émaillé de coquilles, de faux emplois, de fautes d’orthographe ou de ponctuation. La narration passe allègrement du présent au passé simple, comme si les deux temps étaient équivalents.

Et puis le choix de mots ! « Torsade bestiale », « troupeau abrutissant » et « animaux bavants » pour désigner les serpents, « verbillages » pour verbiage, sans compter les citadins « béants d’étonnement »…

Et ce style fleuri, et ces phrases ridicules ! « Leur aliénation pousse maintenant leur être tout entier vers un désir de vengeance satanique. » « Le centre de la Cité envahi par la population a l’apparence de gens miséreux dans une seule pièce. »

Et ces réflexions cocasses, et ces péripéties risibles, comme celle de la colombe qui « hésite à se mettre au volant » d’une soucoupe volante, ou celle du lancer d’une grenade par un nain (qui oublie de l’amorcer), et ce dans une cité qui en est à l’époque des arcs, des flèches, des forgerons, des magiciens et des bergers.

Je n’ai pas vu le collectif dont est tiré ce texte, mais s’il est du même calibre, il doit pouvoir procurer des soirées de franche rigolade lorsqu’on le lit en groupe. [DS]

  • Source : L'ASFFQ 1992, Alire, p. 70-71.