À propos de cette édition

Éditeur
Requiem
Genre
Science-fiction
Longueur
Courte nouvelle
Paru dans
Requiem 25
Pagination
15
Lieu
Longueuil
Année de parution
1979
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Une journée parmi tant d’autres pour Gérard qui peste contre les avis de toutes sortes qui polluent son environnement : sur la boîte de céréales, sur le carton de lait, près de la douche, etc. Mais l’avis qui l’ulcère le plus, il est tatoué sur sa main.

Commentaires

Cette brève nouvelle de Laurent Gravel exprime le ras-le-bol que peut ressentir tout citoyen devant les conseils, les prescriptions et les injonctions que les services de santé publique dispensent de façon souvent paternaliste. Si bon nombre de ces avertissements sont dictés par un souci d’assurer le bien-être de l’individu, l’auteur n’est pas dupe cependant de l’empiètement étatique sur le libre arbitre de chacun. Il montre que cette intrusion dans notre quotidien peut donner lieu à des interventions qui touchent intimement l’intégrité et la personnalité de l’être humain.
Que dit l’avis tatoué sur la main de Gérard ? « Le Ministère considère cet homme instable et asocial. Il a fait trois mois de psychothérapie. Éviter de le contrarier. » Le spectre d’une société qui fait fi du secret professionnel, contrôle ses citoyens et utilise le profilage comportemental pour maintenir l’ordre et prévenir la violence se révèle petit à petit dans ce texte qui n’a rien de spectaculaire mais s’avère efficace et pertinent. Une mise en garde plus actuelle que jamais. [CJ]