À propos de cette édition
Résumé/Sommaire
Louis V., journaliste à La Presse, flâne non loin de la colonne Nelson, dans le Vieux-Montréal. Depuis quelques semaines, des événements tragiques se sont produits à répétition à cet endroit, créant un certain émoi dans la population. Mais alors qu’il photographie une troupe de clowns, Louis V. aperçoit le pavé devenir de la terre battue. Devant lui, un homme pris dans un pilori se fait fouetter à mort. Désorienté, Louis V. tente de lui venir en aide, le brouillard l’entoure, il ne sait plus très bien où il en est lorsqu’il entre en collision avec les clowns en train de faire une pyramide humaine.
Arrêté, Louis V. n’est pas cru. Un de ses amis révèle cependant que, à l’époque, la place était effectivement le théâtre de scènes de fouet. Quelques semaines plus tard, un nouvel incident survient et un adolescent trouve un fouet à neuf queues…
Commentaires
Histoire classique de basculement momentané dans le temps, « Le Chat à neuf queues » sert de prétexte pour esquisser à grands traits un coin typique de Montréal hanté par une faune qui n’est pas sans rappeler celle de la rue Saint-Denis si chère à l’auteur.
Le personnage étant journaliste, l’auteur en profite pour adopter un style neutre, sans fioritures. Il y a des faits à raconter, des endroits à décrire, alors racontons et décrivons. C’est simple et efficace.
Malgré les quelques dates mentionnées dans le texte, et bien que l’événement principal soit l’irruption d’une bouffée d’un siècle précédent au vingtième siècle, la nouvelle demeure curieusement intemporelle. Cette impression provient peut-être du fait qu’il n’y a pas véritablement de début et fin à ce texte, l’événement raconté faisant partie d’un ensemble qui a commencé voilà bien longtemps et qui continuera encore et encore, comme le laissent présager les dernières phrases
« Le Chat à neuf queues » a été diffusé à L’Atelier des Inédits, au réseau FM de Radio-Canada, le 17 octobre 1979. [JP]
