À propos de cette édition

Éditeur
XYZ
Genre
Fantastique
Longueur
Nouvelle
Paru dans
XYZ 58
Pagination
71-80
Lieu
Montréal
Année de parution
1999
Support
Papier

Résumé/Sommaire

En mettant de l’ordre dans les affaires de sa mère décédée, le narrateur découvre un journal, des photos et des lettres qui lui apprennent que son arrière-arrière-grand-mère, Mary McIntyre, avait épousé un marin, Albert Théodore Cox, qui la battait. Ce dernier a disparu en mer avec son navire, le Queen Victoria, et Mary s’est remariée avec un dénommé Winston, un armateur qui était aussi son amant. D’après les lettres, ce dernier avait comploté la mort de son rival. Dans un passage de son journal personnel subséquent à la disparition de son époux, la veuve évoque les yeux de celui-ci qui la regardent. Le narrateur ouvre alors une boîte qu’il a découverte au grenier et il en sort une bouteille qui contient une réplique miniature, exacte jusque dans ses moindres détails, du Queen Victoria et de son équipage, y compris maître Cox dont le regard haineux fixe le lointain descendant de Mary McIntyre.

Commentaires

« Le Châtiment du maître Cox » constitue un exemple parfait de pastiche réussi de nouvelles fantastiques tel que pouvaient en écrire autrefois des auteurs comme M.R. James ou E.F. Benson. C’est tellement bien imité que l’on pourrait s’y tromper s’il n’était évident dès le début que l’intrigue se déroule à notre époque.

Je comparerais ce court récit à un jeu de patience dont chaque carte est posée à la bonne place, créant une gradation dans le suspense avant de parvenir à une finale qui, sans être d’une originalité renversante, est néanmoins entièrement satisfaisante. La conclusion, disons-le, fait même naître chez le lecteur un certain malaise face au sort terrible du maître Cox et de l’équipage qui a eu le malheur de l’accompagner lors de son dernier voyage.

Ce texte est digne d’une anthologie. J’espère avoir dans le futur l’occasion de lire autre chose de Jean Boileau. [DJ]

  • Source : L'ASFFQ 1999, Alire, p. 25.