À propos de cette édition
Résumé/Sommaire
[3 FY ; 1 FA ; 11 HG]
Au paradis terrestre
Les Enfants d'avant le déluge
Diavolo
La Maman des anges
Le Goéland
Au temps des fées
L'Aurore boréale
Le Beau Rêve
Ondine
Dans le monde des fleurs
Le Conte du grand-père
Un conteur de mes amis
Les Aventures d'un moineau
Le P'tit Bois de Maska
La Course autour du monde
Commentaires
Fadette prête sa voix à la Lune qui a beaucoup à raconter, surtout aux enfants qui constituent son auditoire de prédilection, et vole un peu de temps au marchand de sable afin de les amener dans son univers magique. Elle leur fait une mise en garde : ce sont des contes, rien que des contes, des mensonges pour dire vrai, car sans eux, comment pourrait-on saupoudrer un peu de féerie dans ce quotidien triste et répétitif et, surtout, comment arriver à le supporter.
Elle leur raconte des scènes tirées du paradis, du monde d’avant le déluge, se plaint au passage d’être sans maman. Elle les guide vers la fabrique des rêves réparateurs, leur apprend d’où viennent les ailes des fées, comment elles les ont perdues et l’endroit où on peut les voir. La Lune connaît la langue des fleurs, elle les écoute et partage leurs propos avec ses amis. De l’histoire d’un moineau, elle fait un véritable roman d’apprentissage. Enfin, elle leur révèle ses amours secrètes avec le Soleil, sa dispute avec lui au sujet de ses petits, les étoiles, trop nombreux au point d’éveiller chez son époux des velléités cannibales, de sorte qu’elle a dû s’enfuir avec sa ribambelle d’enfants de l’autre côté de la Terre, les cachant le jour et ne leur permettant de sortir que la nuit.
Fadette réussit à créer une atmosphère magique qui permet tous les possibles et enchante le monde. Ses contes sont gentils à l’image du monde qu’elle voudrait voir surgir, mais elle n’ignore pas que ce sont de beaux mensonges qui nous reposent de la brutalité du réel. En somme, Fadette prend ses distances avec la tradition orale des contes pour enfants qui sont, pour beaucoup d’entre eux, des contes d’avertissement, non dénués de cruauté ainsi qu’en témoigne le titre de ce conte : « Ma mère m’a tué, mon père m’a mangé ». [BB]
Références
- Boivin, Aurélien, Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec II, p. 280-281.

