À propos de cette édition

Éditeur
Triptyque
Genre
Fantastique
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Moebius 10/11
Pagination
57-68
Lieu
Montréal
Année de parution
1980

Résumé/Sommaire

Témoin d’une étrange procession de moines suivant un cercueil, le narrateur est invité à y prendre place. Le paysage change alors et, du Parc Lafontaine, il se retrouve dans une campagne inconnue où un étrange cimetière gît. Les moines deviennent de plus en plus étranges et il est invité à regarder dans le cercueil : son double y repose. Voulant s’enfuir, l’homme est retenu. Sous les bures, il découvre des têtes d’insectes. Il est dans un autre espace-temps, lui dit-on, prêt pour la transformation. On l’oblige à pénétrer dans le cercueil et là s’effectue la rencontre. Il n’est plus le même, l’autre pénètre en lui, il n’est plus le même…

Autres parutions

Commentaires

Étrange nouvelle que ce « Corps nuptial » de Georges Raby. Charriant une atmosphère morbide très forte, elle raconte le cheminement du narrateur vers d’étranges noces où il se confondra avec son double transformé.
Malgré l’action linéaire, l’écriture, avec ses redondances émotives et son langage imprécis, dérange, inquiète et fourvoie le lecteur. On a peine à comprendre le but de toute cette histoire. Il y est question de nouvel état de conscience, de niveau supérieur d’évolution. Encore une fois, les insectes apparaissent dans l’imaginaire de Raby, démontrant sa fascination pour ces derniers. Mais qu’arrive-t-il donc au narrateur, se demande-t-on malgré la fascination qu’on ne peut que ressentir pour ces paysages angoissés, ces événements tragiques.
Les pensées du narrateur n’aident pas à la compréhension. Il passe d’une idée à l’autre sans que de quelconques liens se créent. De même les événements s’enchaînent sans grande logique ou, plutôt, sans que le lecteur puisse y trouver une logique. Mais n’est-on pas dans un autre monde ?
Tout comme dans une nouvelle précédente, « L’Amour infini », Georges Raby nous propose une suite de visions fantastiques dénotant un profond sentiment d’angoisse envers la condition humaine. Bien que « Le Corps nuptial » pêche à plusieurs endroits, le texte réussit à nous accrocher et à faire filtrer dans nos veines cette angoisse. Le but est donc atteint.
Une nouvelle dérangeante et forte, mais qui aurait pu l’être encore plus. Patience, il en viendra d’autres… [JP]