À propos de cette édition

Éditeur
Proxima
Genre
Fantastique
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Proxima 5
Pagination
12-23
Lieu
Montréal
Année de parution
1998
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Intrigué par son grand-père qu’il n’a pas connu, le narrateur se lance dans des recherches. Il découvre que celui-ci est enterré dans un caveau familial dont il ignorait l’existence. À la maison où demeurait son aïeul, la propriétaire lui remet une lettre de son grand-père. Il y apprend que, pour sauver la vie de son épouse, il a accepté de faire partie de l’Œil du Serpent, société secrète fort ancienne qui rend un culte au dieu égyptien Seth, dieu des serpents. Il supplie enfin son hypothétique descendant de se rendre au caveau et de retourner son cadavre si celui-ci est couché sur le ventre. Le narrateur s’exécute, mais peu après les cauchemars et les hallucinations commencent. Désespéré, il se rend à l’église pour demander conseil à un prêtre. Ce dernier lui dit qu’il ne peut pas faire grand-chose pour lui, sauf peut-être… Le narrateur comprend trop tard que le prêtre est un suppôt de Seth. Quelques jours plus tard, enfermé au cœur de la terre, le narrateur attend d’être sacrifié au terrible dieu des serpents.

Commentaires

Pierre-Luc Lafrance est un jeune écrivain dont les textes commencent à paraître dans divers supports. Grand amateur de fantastique, il nous livre ici une assez longue nouvelle, écrite correctement, mais qui ne remplit malheureusement pas ses promesses.

Dans une note, l’auteur nous informe que « la fille de la mort », selon l’expression italienne, est la peur. Soit, mais le rapport avec la danse n’est pas évident, malgré les titres de chapitre (Prélude à la danse, Sur un air de valse…). Un problème ancillaire est de nature typographique, celui-là : ces marqueurs de chapitre sont indifférenciés du reste du texte et il s’ensuit de fréquentes distractions de lecture. Enfin, comme il s’agit d’un texte écrit dans des circonstances difficiles – le narrateur est enfermé sous terre, attendant son destin –, je vois mal pourquoi l’auteur se soucierait de telles fantaisies.

Autre difficulté, peut-être plus grave : contrairement à toute attente, notre protagoniste devient victime de son acte de charité. « Nous voulions te faire passer pour fou, mais ton acharnement à te rattacher aux réalités que tu n’aurais pas dû voir ne nous laisse d’autre choix que de te sacrifier à Yig. » Peut-être, mais la raison – la mienne, en tout cas – n’est pas tout à fait convaincue.

Le tout est écrit de façon correcte et plusieurs notations, parfois indépendantes de la trame, sonnent juste. Une nouvelle qui laisse donc une impression d’inachèvement mais qui suggère que l’auteur est capable de faire mieux. Et c’est sans doute ce que nous verrons dans ses prochains textes. [GS]

  • Source : L'ASFFQ 1999, Alire, p. 92.