À propos de cette édition
Résumé/Sommaire
Un fermier, Wells Tremblay, est réveillé une nuit par un cri strident. Il surprend un étranger qui vient d’assommer le contrebandier Allard Gilland et le frappe au visage. Furieux, Lucifer jure de se venger et Tremblay subit une suite de pertes matérielles. Le diable étant réapparu pour proposer un marché au pauvre fermier, Tremblay le précipite à l’eau et obtient qu’il le laisse en paix. Tout ce qu’il avait perdu lui est rendu.
Commentaires
« Le Diable du lac Quesnel » est une courte nouvelle tirée de Libertinons, un recueil de textes d’élèves du secondaire. Ma première surprise a été de constater qu’un adolescent, en 1980, écrive une histoire qui met en scène le diable. Accordons-lui le mérite de n’avoir pas remâché une histoire mille fois racontée. Sa nouvelle est brève et manque de chair mais le squelette est solide.
Mario Potvin fait montre d’une belle intuition en opposant l’eau au feu, associé au diable et à son antre. Cela lui permet de conclure son texte de façon à renverser la situation en faveur du fermier.
La nouvelle ne souffre donc pas d’un manque d’idées mais plutôt de maladresses dans l’écriture. L’enchaînement des phrases se fait de manière abrupte comme si le récit sautait du coq à l’âne. Ainsi, des actions sont mentionnées sans préparation préalable. Certaines tournures ou certains choix de mots trahissent l’inexpérience de l’auteur : « De sursaut Wells recula », « Le miroitement des flammes ».
En dépit de ces défauts, le texte surprend agréablement si on tient compte de l’âge de Mario Potvin, un élève de secondaire 3. L’effort est louable et mérite un B+. [CJ]
