À propos de cette édition

Éditeur
Le Passeur
Titre et numéro de la collection
L'ASFFQ
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
L'ASFFQ 1984
Pagination
151-170
Lieu
Québec
Année de parution
1985
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Selon Albert Gluksmann, le voyage dans le temps ne peut exister. La temporalité serait une juxtaposition de mouvements autour d'un noyau originel : une structure qui tend à s'en éloigner, une deuxième faisant le trajet inverse. Bien sûr, cette découverte révolutionne le champ scientifique et provoque de nombreuses réticences. Mais lors d'une expérience concluante sur un saut dans le passé, il obtient la faveur du président américain. Il a désormais les mains libres, et met au point un système de communication inter-temporel qui permettrait d'abolir les frontières tant spatiales que temporelles. Gluksmann envoie son assistante Cher Bolin dans le passé pour lui tempophoner. Mais, coup de théâtre, une autre voix répond. Un dénommé Gabriel, mégalomane, a besoin de cent mille fœtus sinon il fera exploser une bombe structurelle. Cette bombe, catapultée dans le temps, pourra pulvériser l'Histoire elle-même. Suite à cet entretien, le savant va décider de se lancer dans le passé avec quelques personnes, dans l'espoir d'échapper à la bombe et de sauver l'humanité. Mais l'inversion dans le temps possède le danger de l'impossibilité de retour et la formation de nouvelles tranches temporelles. Le temps apparaît donc comme un cul-de-sac, de même que la bombe structurelle une destruction complète du monde.

Commentaires

Les amoureux de la SF dure et mollo (pour reprendre des termes fort à la mode dans le milieu SF ces derniers temps) peuvent se réjouir : la nouvelle « Escale à Boston-Mort » est dure et molle à souhait, dans ce courant thématique tant de fois traversé du voyage dans le temps.

Ecrite d'une plume alerte, cette nouvelle plaît par son jeu sur la logique et des interactions personnage/trame temporelle. Le style se veut humoristique et sait donner des explications plausibles sans être scientifiques. La structure formelle du récit entretient jusqu'au bout l'intérêt du lecteur, malgré un démarrage tardif. On pourrait considérer la nouvelle de Dion comme un clin d'œil facétieux envers une SF dure de l'Age d'Or dans le traitement du thème, les personnages caricaturaux et les liens de la politique et de la science. Bref, un texte agréable et rafraîchissant. [SB]

  • Source : L'ASFFQ 1985, Le Passeur, p. 45.