À propos de cette édition

Éditeur
NBJ
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
NBJ 79/80
Pagination
111-117
Lieu
Montréal
Année de parution
1979
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Après l’explosion de la supernova Polaris, l’un des bouleversements (ou « métamorphoses ») survenus sur Terre est que les petites filles flottent en l’air, toutes en chemise de nuit, légères comme des plumes, devenues polyglottes ou télépathes. Il existe par ailleurs une Milice, des francs-tireurs qui font régner une terreur de guerre civile, mais aucun ne prend les filles pour cibles.
Le narrateur s’intéresse à l’une d’entre elles, Régine. On parle ici d’un intérêt érotique, et la fille, se masturbant contre la fenêtre, verbalise son désir. Le narrateur craint que les anarchistes lui tirent dessus, aussi brise-t-il la fenêtre de son appartement pour faire entrer Régine à l’abri. Des tireurs profitent de la brèche pour le canarder.

Commentaires

En plus d’une introduction, Roger Des Roches signe trois nouvelles dans ce numéro thématique de la NBJ qu’il codirige. « Et, après une nuit de veille » relève assurément de la SF, de sa variété post-apocalyptique – encore que la violente anarchie mise en scène soit susceptible de s’apaiser une fois dissipés les effets de la supernova, espère le narrateur. Quelque chose d’autre risque de se dissiper dans deux mois, c’est cette aubaine que constituent des fillettes en chemise diaphane lévitant en face des immeubles, disponibles à la cueillette à partir de balcons, si ce n’étaient des hommes armés qui tirent sur quiconque s’aventure dehors le soir.
De son propre aveu, le narrateur désirait Régine depuis longtemps. Dans les dernières phrases, on nous donne à comprendre que la fillette s’est volontairement portée appât au profit des justiciers armés qui réservent un mauvais parti au narrateur dès qu’il fait entrer Régine par sa fenêtre.
Un texte qui laisse perplexe. [DS]