À propos de cette édition

Éditeur
L'instant même
Genre
Hybride
Longueur
Anthologie
Format
Livre
Pagination
235
Lieu
Québec
Année de parution
1997
ISBN
9782
Support
Papier

Résumé/Sommaire

[17 FA ; 6 HG]
Rien n'a de sens sinon intérieur, de Claude-Emmanuelle Yance
Failles, de Bertrand Bergeron
Dépassé par les événements, de Hugues Corriveau
Le Lever du corps, de Jean Pelchat
Dames au parc devant un inconnu, de Michel Dufour
Variation sur une méprise, de Jean-Paul Beaumier

Mazìn taïno, de Bertrand Bergeron
Filature, de Gilles Pellerin
La Penderie, de Jean Pierre Girard
York's Bars, de Christiane Lahaie
Pacotille, de Sylvie Massicotte
Deux images dans une vasque, de Gilles Pellerin
L'Avent, de Pierre Ouellet
La Mort exquise, de Claude Mathieu
Progrès de la matière, de Gilles Pellerin
La Vraisemblance, de Bertrand Bergeron
Le Silence, là, tout près, de Danielle Dussault
Il avait ensuite appris…, de Roland Bourneuf
Cauchemars parallèles, de Michel Dufour
Le 20 avril…, de Roland Bourneuf
Améritanie, de Jean Pelchat
Il plut…, de Roland Bourneuf
Voire, de Pierre Ouellet

Commentaires

Il faut tout d’abord préciser que cette anthologie, réunie par Claude Grégoire, présente uniquement des textes tirés de recueils publiés par les éditions L’instant même au cours des dix premières années d’existence de la maison et qu’elle ne saurait, à elle seule, refléter toutes les facettes du fantastique. Le directeur de la maison, Gilles Pellerin, a une conception très littéraire de la littérature fantastique de sorte que certains thèmes ou motifs (comme la figure du diable et du vampire) sont absents du catalogue fantastique proposé ici.

Chez L’instant même, on aime aussi les recueils structurés qui dénotent que l’agencement des textes n’est pas laissé au hasard, qu’il répond à une démarche créatrice réfléchie. Ainsi, Claude Grégoire a divisé son anthologie en deux parties : Pièges et Évasions. La première regroupe 13 textes de facture classique qui respectent la dialectique conflictuelle du réel et de l’irréel propre au genre. La seconde partie, qui compte 10 textes, est davantage tributaire du réalisme magique puisque l’intrusion de l’irréel ou de l’impossible paraît moins problématique au dire de l’anthologiste.

On pourrait croire que la question de l’appartenance au genre fantastique se pose surtout dans la seconde partie. Il n’en est rien. Dans l’une et l’autre parties, certains textes ne s’inscrivent pas, à notre avis, dans le corpus fantastique, ce qui en dit long sur la part de subjectivité inhérente à toute tentative de délimiter le genre fantastique.

Les auteurs sélectionnés par Grégoire ont pour principale caractéristique de se déplacer, tel un funambule, sur le mince fil qui sépare la réalité de l’irréel. Je vous recommande tout particulièrement « Progrès de la matière » de Gilles Pellerin, « Mazìn taïno » et « La Vraisemblance » de Bertrand Bergeron, « Le Silence, là, tout près » de Danielle Dussault et « Rien n’a de sens sinon intérieur » de Claude-Emmanuelle Yance. En toute subjectivité même. [CJ]

  • Source : L'ASFFQ 1997, Alire, p. 96-97.

Références

  • Bérard, Sylvie, Lettres québécoises 88, p. 31.
  • Champetier, Joël, Solaris 127, p. 45-46.
  • Émond, Maurice, Québec français 107, p. 4.
  • Hudon, Jean-Guy, Nuit blanche 71, p. 13.