À propos de cette édition

Éditeur
Requiem
Genre
Science-fiction
Longueur
Courte nouvelle
Paru dans
Requiem 14
Pagination
10
Lieu
Longueuil
Année de parution
1977
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Elle naquit dans la nuit du 9 au 8 juin 1976.

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Commentaires

Voici donc la retranscription in extenso du texte du couple Vonarburg. C’est l’occasion d’apprendre par cœur un texte d’Élisabeth Vonarburg. On ne parle pas ici de Tyranaël ni même des nouvelles brèves – oui, elle peut faire court (voir … et autres petits mensonges, 2012).
À cette époque lointaine, le fanzine Requiem publiait à l’occasion ce que Norbert Spehner, son directeur, appelait une « anthologie internationale de contes brefs » qui pourraient préfigurer la twittérature. On croit être moderne mais on n’invente rien, au fond.
« La Femme à rebours » pourrait n’être qu’une boutade ; c’est plutôt un pied de nez à la mort. Si cette femme était née dans la nuit du 8 au 9 juin, cela signifierait que la ligne du temps est orientée vers le futur et, inévitablement, vers la mort. La proposition, ici, inverse le temps comme pour déjouer la mort.
S’agit-il d’un texte de science-fiction ou d’un texte fantastique ? Le temps est une notion qui a toujours fasciné les scientifiques et l’envisager en régression suggère un espace-temps différent de celui du lecteur. Science-fiction, donc. En revanche, le rapport au temps est subjectif, il varie d’une personne à l’autre. Le fantastique repose beaucoup sur la perception du réel, dont le temps est une donnée fondamentale. Néanmoins, je conclus : SF.
La date, ici, a-t-elle une signification particulière ? Je ne sais pas. Mais pour qui connaît l’œuvre d’Élisabeth Vonarburg, il n’est pas innocent que ce soit une femme qui naquit cette nuit-là… [CJ]

  • Source : Les Années d'éclosion (1970-1978), Alire, p. 408-409.