À propos de cette édition

Éditeur
Pour ta belle gueule d'ahuri
Genre
Science-fiction
Longueur
Courte nouvelle
Paru dans
Pour ta belle gueule d'ahuri 2
Pagination
5
Lieu
Sainte-Foy
Année de parution
1979
Support
Papier

Résumé/Sommaire

La nuit s’achève et le jour se lève sur un corps. Alors qu’il observe le cosmos et la marche des planètes, il voit une lueur au loin. Il suspend le temps et tue les êtres vivants tout autour de lui. La lueur aperçue plus tôt devient lumière blanche et l’aveugle. Alors que cette lumière est censée redonner vie à ce qu’il a tué, elle distribue plutôt la mort elle aussi. Il ne comprend pas, jusqu’à ce qu’il remarque une ombre pâle et métallique qui devance la blanche. C’est cette dernière qui est responsable de la brisure du cycle mort-vie attendu. Il dévie sa trajectoire et en devient aveugle, tuant ainsi la lumière et rétablissant l’équilibre.

Commentaires

« Fin » est une nouvelle très succincte qui brosse large en peu de mots. L’autrice ne fait donc pas dans le détail ou dans le grand développement psychologique, ici, mais cherche plutôt à atteindre, tant au niveau de la forme que du contenu, une certain quintessence de l’infiniment grand. Les thématiques abordées – la vie, la mort, la renaissance, la marche de l’univers – sont traitées avec des absolus et à une échelle macrocosmique. Le personnage focal n’est pratiquement pas décrit ; on sait seulement de lui ou d’elle qu’il a un corps et des membres « …déroulant comme des cordes, rubans ou fouets » et des yeux. Ce qui donne d’ailleurs lieu à une chute empreinte d’un certain sous-texte biblique.
En ce qui a trait à l’écriture comme telle, on a affaire ici à un style laconique (qui n’est pas sans rappeler les textes des bandes dessinées de Philippe Druillet de la même époque) et très poétique. À ce chapitre d’ailleurs, le magnifique incipit « Une dernière brume finissait de lécher le corps imprégné de nuit. » est à souligner. [LD]