À propos de cette édition

Éditeur
CSF
Genre
Fantastique
Longueur
Nouvelle
Paru dans
CSF 5/6
Pagination
27-29
Lieu
Brigham
Année de parution
1989
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Il est cinq heures. Dans une maison que l’on imagine volontiers à West­mount ou dans tout autre quartier huppé et anglophone de Montréal, quatre Anglaises pur fortrel se réunissent autour d’une table bien mise, de tasses en fine porcelaine, rituel immuable qui leur permet d’oublier pour quel­ques minutes le vacarme des émeutiers, dehors. Mais aujourd’hui, les émeutiers dépassent les bornes : ils font brûler des croix chez les Denby, juste de l’autre côté de la rue !

Commentaires

Ce qui est tout de suite évident dans « Five o’clock », c’est la référence aux récentes manifestations francophiles qui ont suivi la mise en application de la loi 178 (loi qui, rappelons-le, ouvre la porte à une certaine quantité de bilinguisme dans l’affichage public). Quatre vieilles Anglaises réunies à l’heure du thé pour se plaindre de la montée inéluctable du ressentiment anti-anglais : ça paraît tout d’abord un peu caricatural, un peu gros…

Puis, avec la dernière phrase, le texte bascule. On croyait qu’elles bu­vaient du thé, mais non, c’était du sang ! S’il y a manifestants et émeute, ce n’est pas parce qu’elles sont anglaises mais bien parce qu’elles sont… des vampires.

Une courte pochade, taquine, farcie d’expressions à double sens, dans laquelle Meynard, avec la plume assurée qui lui est habituelle, s’est amusé à nous mener en bateau. C’est réussi. [JC]

  • Source : L'ASFFQ 1989, Le Passeur, p. 134-135.