À propos de cette édition

Éditeur
Hurtubise HMH
Titre et numéro de la collection
Plus
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Format
Livre
Pagination
67
Lieu
LaSalle
Année de parution
1991
ISBN
9782890458871
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Hélène Frost, ses compagnons du cargo spatial Olimpia et le passager Délanger s’échouent sur la planète Amarille où pousse la forêt de métal. Cette forêt d’arbres immenses, aux feuilles coupantes et luisantes, a été plantée par les humains, soi-disant pour assainir le sol de la planète, bourré de métaux radioactifs. Des branches cassent et blessent le navigateur de l’Olimpia. Le passager déclare que les arbres sont hostiles aux humains et sont peut-être doués d’intelligence. Il dénonce un complot dans la station de biologie de Sylvania où, selon lui, se déroulent d’étranges travaux, sous la direction du professeur Neuville. Délanger est-il fou ? Il glissera d’un arbre et se tuera, laissant dans le doute les autres passagers du cargo. Au cours du procès qui suit, Hélène Frost accuse le professeur Neuville et la Compagnie d’exploitation des mines d’Amarille, mais les avocats et les juges retiennent la thèse d’un accident. Ils acquittent les présumés coupables, et, malgré ce qu’elle sait, Hélène ne s’oppose pas au verdict.

Commentaires

Destiné aux jeunes de 16 ans et plus, ce trop mince roman laisse le lecteur sur sa faim. Cela arrive à d’autres œuvres de Francine Pelletier ! C’est peut-être l’originalité de l’auteure qui nous amène à être exigeant envers elle. On voudrait qu’elle rende justice à ses propres trouvailles et qu’elle les explore plus profondément. On aimerait aussi, surtout pour de jeunes lecteurs, qu’elle clarifie les interrogations, les remises en question, d’ailleurs fort pertinentes, qu’apporte ce texte.

Avec des mots simples et justes, Francine Pelletier rend bien l’atmosphère étrange et troublante de la forêt de métal. Loin de moi l’envie de voir se dissiper toute ambiguïté dans un texte, de voir disparaître tous les silences. Mais on voudrait aussi en savoir plus sur l’intelligence végétale et ce cerveau que possèdent peut-être les arbres, sur ce projet mystérieux d’implantation animale trop peu décrit évoquant pourtant les recherches d’un nouveau Docteur Moreau…

À la fin du roman, le presque retour au point de départ dérange ; même si elle raconte un procès injuste, l’auteure termine trop rapidement son texte sur une sorte de non-lieu : les méchants sont acquittés, on ne sait pas si l’héroïne fera éclater la vérité, la planète Amarille est à nouveau déserte, et la vie continue comme avant.

Dans ce roman de SF, Francine Pelletier a cependant su évoquer – sinon dénoncer – avec à-propos quelques problèmes que connaissent bien les Terriens : la domination peu apparente que peuvent exercer les figures d’autorité (dans le roman, le professeur Neuville, les avocats, les juges), la fausse logique inattaquable utilisée pour masquer certaines vérités, la folie dont on accuse ceux qui dérangent (comme le personnage de Délanger), etc.

La Forêt de métal est un récit attachant, un texte qui semble inachevé aussi, un texte où trop de choses sont passées sous silence. Mais, comme ses arbres de métal à la fin du récit, l’auteure, cette fois, a peut-être simplement voulu écouter le vent. [HC]

  • Source : L'ASFFQ 1991, Le Passeur, p. 133-134.

Références

  • Lortie, Alain, Solaris 99, p. 74-75.
  • Luneau, Pierre-Greg, Lurelu, vol. 15, n˚ 1, p. 23.