À propos de cette édition

Éditeur
Pour ta belle gueule d'ahuri
Genre
Science-fiction
Longueur
Courte nouvelle
Paru dans
Pour ta belle gueule d'ahuri 2
Pagination
15
Lieu
Sainte-Foy
Année de parution
1979
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Sur le coup de minuit, Harold revient de sa soirée aux danseuses. Il fait bien gaffe de ne pas réveiller sa femme endormie de peur de passer un mauvais quart d’heure. Vaguement honteux de son comportement, il se rend jusqu’à la chambre sans encombre. Quand il ouvre, il a une mauvaise surprise : sa douce moitié l’attend, hache à la main. Elle le tue avant de se repaître de son sang. Arrivé au paradis, Harold voit sa mère qui lui rappelle qu’elle l’avait mis en garde de ne jamais marier une Vénusienne. Elles sont si jalouses...

Commentaires

C’est toujours délicat de commenter une très courte nouvelle (short-short). Comme tout repose sur la chute finale, on peut difficilement développer sans déflorer le sujet. « Harold » est l’exemple type du texte qui mise uniquement sur sa chute... et on ne peut pas dire que ce soit particulièrement réussi.
L’écriture est maladroite par moments, à commencer par la première phrase brillante de banalité : « Il était minuit quand le “click-click” de la serrure se fit entendre. » Le reste est à l’avenant avec plusieurs images bancales et de nombreux changements de styles. À l’occasion, le ton est familier, puis on adopte un ton plus formel, entre autres lors de la finale (racontée sous forme de morale comme dans un conte philosophique). Dans un registre ou dans l’autre, on reste à la surface.
Dans un texte de 200 mots, on ne peut pas vraiment parler du développement de personnages ou de l’univers. Cela dit, on peut difficilement embarquer dans la proposition de l’auteur. On a l’impression de se faire raconter une blague, pas particulièrement efficace, par son beau-frère. Sitôt entendue (ou plutôt lue dans le cas présent), sitôt oubliée. [PLL]