À propos de cette édition

Éditeur
Trois
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Clément et Olivine
Pagination
163-171
Lieu
Laval
Année de parution
1999
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Huguette est la seule à voir une auto stationnée en permanence devant sa maison. À l’intérieur, trois passagers, deux hommes et une femme. Un jour, excédée par cette surveillance, elle aborde les occupants de la voiture et apprend que dans une autre vie, elle s’appelait Colette Randal, qu’elle était actrice et qu’elle a aimé l’un des deux hommes, Charles. Quelques années plus tard, Huguette a un second fils qui s’appelle… Charles et il raconte qu’il a été marié à sa mère…

Commentaires

On peut, à la rigueur, excuser le côté convenu et rabâché du récit (une histoire d’amour dans une vie antérieure ou plutôt dans un univers parallèle, ce qui en fait un récit de science-fiction) puisque Jeanne D’Arc Blais n’est pas une spécialiste du genre et que son objectif était tout autre. Sous cet aspect, le texte est risible. Soit. Mais ce qui devait être le point fort de l’auteure, la dissection des relations de couple, s’avère une analyse (je suis généreux !) sans intérêt. L’histoire d’amour est à ce point cucul et fleur bleue qu’elle sombre dans le ridicule.

En mal d’originalité, le récit n’est pas aidé par l’écriture, souvent maladroite et terne, et par les dialogues d’une platitude incommensurable. La relation amoureuse qui a eu lieu dans une autre vie, à peine esquissée, semble tout simplement un artifice facile pour faire ressortir la banalité de la vie de couple de l’héroïne.

Le texte de la quatrième donne une idée du propos ampoulé et du style laborieux de Blais : « […] l’auteure a voulu nous montrer la violence au quotidien, celle qui s’insinue sans qu’on y prenne garde : un mot, un geste, les harcèlements de l’âme qui détruisent et abandonnent les êtres dans la détresse, composent la trame pour devenir des personnages tels que ceux retrouvés dans la vie et dans le recueil. »

Je suis étonné de voir que les éditions Trois ont accepté de publier un tel recueil. La maison nous avait habitué à plus de rigueur par le passé. [CJ]

  • Source : L'ASFFQ 1999, Alire, p. 22-23.