À propos de cette édition
Résumé/Sommaire
Chaque jour, une enfant d’âge inconnu visite une crypte ensauvagée, à flanc de colline, où elle perçoit des voix provenant de l’intérieur. Dans la terre recouvrant la crypte, l’enfant dessine la silhouette de qui tente de communiquer avec elle. La silhouette s’anime à mesure que l’enfant la détaille et devient vite agressive. L’enfant parvient à regarder à l’intérieur de la crypte par le trou du nombril de son dessin et y voit des squelettes maléfiques et des femmes abattues. Elle chante pour apaiser squelettes et femmes et, lorsqu’elle réussit, un nouveau-né sort de la crypte. L’enfant l’adopte comme son frère. Le lendemain, la crypte s’est effondrée.
Commentaires
Récit bref, « L’Homme emmuré » est raconté à partir d’un point narratif externe, aligné sur le personnage principal et focal, « l’enfant ». Ce choix narratif permet de décrire avec une richesse de détails le processus cognitif, ainsi que les sensations physiques, sensorielles et émotives ressenties par le personnage principal. Pour ce faire, l’autrice utilise une écriture tantôt lyrique, tantôt poétique, par exemple, dans l’extrait suivant : « Les yeux encore vides laissaient couler, telles des eaux libérées, de chauds et lumineux éclats nacrés. » Il est à noter que l’écriture, bien maîtrisée, n’est jamais lourde ni ronflante.
Les thématiques esquissées dans cette nouvelle sont multiples (éveil à la sexualité, violence, maternité, transmissions générationnelles, enfantement). Celles-ci sont toutefois implicites, en sous-texte, et jamais nommées ou expliquées noir sur blanc dans le texte, ce qui donne à celui-ci une force évocatrice marquée. [LD]
