À propos de cette édition

Éditeur
Pour ta belle gueule d'ahuri
Genre
Science-fiction
Longueur
Courte nouvelle
Paru dans
Pour ta belle gueule d'ahuri 1
Pagination
16-17
Lieu
Sainte-Foy
Année de parution
1979
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Myrianne et Boris font partie d’une mission terrienne de premier contact avec les habitants de la planète Lirsima. Les Lirxs sont accueillants et les Terriens enchantés de leur séjour. Le couple a décidé d’avoir un enfant, et Myrianne choisit d’accélérer sa grossesse pour que l’enfant naisse avant leur départ. Mais les Lirxs, quand ils apprennent la naissance de l’enfant, refusent de le laisser partir. Affecté par son lieu de naissance, il n’est pas complètement humain. Boris reviendra sur Terre mais Myrianne restera sur Lirsima avec leur enfant.

Commentaires

Voici un texte sympathique qui a le mérite de s’éloigner des chemins rebattus. Il n’est pas exempt de maladresses et de naïvetés, toutefois. Il passe trop de temps à parler des habitations à la couleur variable alors que les habitants, eux, ne sont jamais décrits, comme si on devait supposer que ce sont les humanoïdes standard d’un épisode de Star Trek, conçus pour être joués avec un minimum de maquillage.
Côté intrigue, on peut se demander pourquoi la Terre envoie des gamins prendre contact avec une planète inconnue (Myrianne n’a même pas dix-neuf ans) et qui diable cautionnerait la décision de ces gamins d’avoir un enfant via une grossesse accélérée, au détriment de leur mission. Ces aspects artificiels sont clairement là pour supporter l’idée de base, celle d’un enfant qui naît partiellement étranger à l’espèce humaine. Cette idée-là est réellement troublante, et le dilemme des parents, bien qu’il ne soit jamais décrit, se devine aisément. L’ambition de « Lirsima » transcende ses faiblesses : le texte me reste en mémoire, comme l’écho d’une tragédie qui résonnerait à jamais. [YM]