À propos de cette édition

Éditeur
Triptyque
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Moebius 10/11
Pagination
87-99
Lieu
Montréal
Année de parution
1980

Résumé/Sommaire

En 1987, c’est une famille aisée, mais 1988 voit les Madeloeil connaître la ruine. En 1991, la mère et la bonne disparaissent et le père et le fils vivent ensemble, le premier devenu député d’opposition, le deuxième toujours oisif. C’est cette année que le raz-de-marée balaie Québec : le père ne reparaîtra plus, la démocratie sombrera. Malbrook, le fils, survit, ainsi que sa compagne Aguécha. En 1994, la ville est toujours en ruines. En 1999, Malbrook et sa femme habitent le bord d’un lac. Il y a une monarchie. Le roi viole Aguécha, il est assassiné le lendemain, une nouvelle monarchie socialisante prend place. Enfin, en 2030, Malbrook pense souvent à tout cela et en parle avec son fils Denys, qui n’a pas connu sa mère morte en couches, ce fils qui ressemble à un ancien roi.

Commentaires

Il y a des textes que je trouve insignifiants. « Les Madeloeil » fait partie de ce lot. Construit à la manière d’une chronique, il relate bien lâchement quelques épisodes de la vie de Malbrook Madeloeil, entre 1987 et 2030. Mais à part un tissu de détails sans liens, qu’apprend-on vraiment ? Rien, sinon que le deus ex machina pullule dans ce futur.
Il me semble qu’un minimum de crédibilité est nécessaire dans une œuvre de fiction, fût-elle absurde. Ici, les événements s’enchaînent dans l’invraisemblance, les catastrophes naturelles et individuelles se succédant dès que l’auteure n’a plus rien à dire, ce qui arrive trop souvent. La famille doit changer de milieu : on la ruine ; la mère ne sert plus : elle disparaît tout bonnement avec la bonne ; le père lui aussi devient encombrant : allez hop ! un raz-de-marée l’emporte ; et cetera, et cetera, écœurement…
Si l’écriture, encore, sauvait les meubles. Hélas! non, on ne s’éloigne pas de la moyenne des écrivains. La vision d’avenir peut-elle venir à la rescousse de la nouvelle ? Sûrement pas avec ces invraisemblances de royauté au Lac Beauport – ça ressemble à ce dernier même si le nom n’est pas mentionné. Le spleen, alors, ou la musique lancinante des mots ? Une morale, peut-être ?
Rien.
Ce dernier mot résumera donc mon appréciation de ce texte. [JP]