À propos de cette édition

Éditeur
Samizdat
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Samizdat 8
Pagination
28-32
Lieu
Saint-Lambert
Année de parution
1987
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Pendant que fait rage la tempête, les gens se réunissent au pub et s’amusent comme ils peuvent. Sauf le Réparateur, un nomade qui propose ses services de village en village. C’est lui qui, bientôt, contera Son histoire, l’histoire qui a vu la Terre se changer en un gigantesque désert.

Commentaires

Claude J. Pelletier m’étonne. Il parle de fond de tiroir et nous menace de « Mauvais Temps » comme d’un châtiment. Je parie qu’il dit cela afin de couper court aux mauvaises critiques. Eh bien, s’il manque de confiance à ce point en son texte, tant pis pour lui. Quant à moi, je l’ai trouvé bon.

Dès les premières lignes, et ce malgré un manque de polissage flagrant dans l’écriture – des fautes tellement grosses qu’on se surprend à rire. Mais n’est-on pas dans Samizdat ? –, Pelletier décrit l’atmosphère feutrée quoique tendue de ce pub enseveli sous les dunes noires. Le lecteur sent la tempête, là-dehors, il sent l’inquiétude des villageois. La scène où les Patrouilleurs entrent par le sas anti-poussière est de toute beauté : simple, comme dans la vraie vie, mais chargée d’une belle intensité. Il y a longtemps que je n’avais pas ressenti le désert comme ça.

Et puis l’Histoire du nomade, qui nous apprend comment la Terre en est arrivée là, en raison de l’ambition démesurée de quelques savants. Encore là, c’est simple, efficace : le maximum d’information dans un minimum de mots. Une époque révolue est esquissée, la tragédie expliquée. Et puis retour au présent et aux conséquences : les dunes de carbone qui s’amoncellent.

Un conseil à Samizdat : laissez tomber les fonds de tiroir des autres auteurs et continuez à publier ceux de Claude J. Pelletier. S’ils sont tous comme « Mauvais Temps », ils méritent d’être publiés. [JPw]

  • Source : L'ASFFQ 1987, Le Passeur, p. 135-136.