À propos de cette édition
Résumé/Sommaire
L’intrépide contrebandière spatiale Miliana et son compagnon robotique, Plzen, se voient confier une mission par le roi Hoduras III : ils doivent retrouver le savant Halgin, récemment disparu aux alentours de la planète Aracasse. Trop confiants en leurs protections technologiques, Miliana et Plzen seront capturés par le labyrinthe mortel érigé sur Aracasse. Miliana parvient in extremis à se libérer, laissant Plzen derrière. Elle retourne à la capitale Leipzic, folle de rage, pour demander des comptes au roi. Celui-ci l’enferme dans son cachot, où elle assiste à la mise à mort de Halgin, dont le bourreau se révèle être Plzen.
Commentaires
Je n’ai rien contre une histoire d’aventures spatiales, même tirée par les cheveux ; aussi j’aurais pu espérer me divertir le temps de lire cette nouvelle. Mais les maladresses de style et le charabia technologique portent plutôt à rire. Les personnages ne sont qu’esquissés à gros traits. Si Miliana fait référence à son adolescence sur Leipzic et aux mauvais traitements de la part du roi, ce ne sera jamais exploré plus avant. Et l’intrigue capote une fois Miliana et Plzen capturés par le labyrinthe d’Aracasse, qui était pourtant la meilleure idée de l’histoire. L’arme laser de Miliana lui permet tout à coup de rebondir sur le sol et d’échapper ainsi au labyrinthe ; comment ça ? Elle massacre les gardes royaux, prend un noble en otage mais le tue avant de descendre dans les geôles de Leipzic ; ah bon ? Hoduras III la félicite alors d’avoir fait fuir Halgin vers Leipzic ; hein ? Plzen est là pour exécuter Halgin ; ça se peut juste pas.
L’impression qui se dégage de « Mission Scorpion» , surtout à force de lire les descriptions langoureuses de sa pulpeuse protagoniste, c’est qu’on aurait dû en faire une BD. Combien d’albums trouve-t-on sur les tablettes où le dessin est censé racheter les scénarios absurdes et les constructions de monde ineptes ? François Colpron nous sert de la SF sans queue ni tête carburant au sexe et à la violence, avec une héroïne dont les larmes meurent sur la pointe rosée de ses mamelons : tout y était pour un grand succès commercial, mais il manquait 48 planches signées Serpieri ou Manara… [YM]
