À propos de cette édition

Éditeur
L'A Venir
Titre et numéro de la série
L'Œil de Dieu - 7
Genre
Science-fiction
Sous-genre
Univers parallèle
Longueur
Novelette
Paru dans
Temps Tôt 45
Pagination
7-18
Lieu
Bromptonville
Année de parution
1997
Support
Papier

Résumé/Sommaire

C’est un personnage au rire tonitruant, Jean-François de La Rocque, dit Sieur de Roberval, qui accueille Bohémond et Mahani au temps des expéditions françaises en terre d’Amérique. L’explorateur est hilare car il pleut littéralement des gens dans cette étrange contrée ! Pour le croisé et sa collègue musulmane, cette révélation est éloquente : Kerberos, ses sosies et peut-être aussi le Chien-Erich ont une bonne longueur d’avance sur eux. Accompagnant l’explorateur jusqu’à l’Isle d’Orléans, ils y confrontent une nouvelle fois l’usurpateur de l’Œil de Dieu, mais ce dernier leur file encore entre les doigts, non sans avoir livré une nouvelle bataille féroce au Chien-Erich.

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Commentaires

Septième épisode du feuilleton, cinquième jour de la quête de Bohémond et Mahani… Tout comme son prédécesseur, Jean-Louis Trudel, Hugues Morin place l’action dans un décor typé, cette fois-ci la Nouvelle-France, bien que toujours un peu décalé puisque, ne l’oublions pas, nous sommes dans un univers parallèle. Ici, le Sieur de Roberval tend à supplanter le Malouin Cartier, et Québec s’appelle plutôt France-Roy.

Je ne reviendrai pas sur l’action globale ; j’ai déjà dit, dans le commentaire sur le quatrième jour, comment elle devenait prévisible et peu vraisemblable. Et même si l’accent est surtout mis sur les décors et les différences historiques, Morin tente quand même de justifier un peu les actions de Kerberos et l’interaction qu’il y a entre lui et ses poursuivants, et aussi avec les entités plus ou moins mystérieuses qui suivent le groupe.

Le texte n’est pas sans intérêt, bien que certains détails fassent tiquer : le voyage entre Hochelaga et France-Roy, effectué en barques à voile, se fait trop rapidement ; même chose lorsque les protagonistes se déplacent devant France-Roy : on les croirait à bord de bateaux à moteur tant la distance n’a plus d’importance. Enfin, la façon dont Kerberos termine son séjour en terre d’Amérique n’est pas convaincante. L’auteur aurait lancé la serviette, en panne d’imagination ou en rupture de temps, qu’il n’aurait pas fait autrement ! Pourtant, quelques explications supplémentaires auraient suffi à affermir cette scène capitale et à lui donner le minimum de vraisemblance auquel le lecteur était en droit de s’attendre. [JPw]

  • Source : L'ASFFQ 1997, Alire, p. 131.