À propos de cette édition
Résumé/Sommaire
En 1991, des engins extraterrestres se manifestent un peu partout sur notre planète, échantillonnant des êtres vivants de tous genres. Puis un message menaçant est livré aux gouvernements de la Terre. Il provient des Affariens, dont la planète s’est placée en orbite autour du Soleil après avoir été éjectée de son système solaire originel à la suite d’une guerre. Les Affariens convoitent la Terre comme nouvelle demeure et exigent que les Terriens la quittent illico.
Les présidents des diverses nations choisissent plutôt de déclarer la guerre. Les soucoupes volantes affariennes passent alors à l’attaque et dévastent la Terre. Il reste une chance de gagner la guerre. Six navettes spatiales sont lancées depuis la seule base encore en fonction, chargées de bombes nucléaires surpuissantes, avec comme objectif de détruire Affar.
Les navettes essuient plusieurs attaques des Affariens mais poursuivent leur voyage. Hélas ! un croiseur affarien finit par capturer les navettes terriennes. Les Terriens sont débarqués de force sur Affar, une planète à la biosphère empoisonnée par les radiations. Les Affariens leur fournissent toutefois des combinaisons de survie, afin qu’ils meurent de faim et de soif plutôt que d’être tués rapidement par les radiations. Mais les Terriens ont emporté avec eux des pièces détachées pour reconstruire leurs bombes nucléaires. Ils parviennent par la ruse à saboter le réacteur alimentant la dernière cité affarienne et à poser une bombe au centre de la ville souterraine. S’étant emparés d’une soucoupe, les sept derniers survivants s’échappent dans l’espace juste comme Affar toute entière explose.
Commentaires
Seul le jeune âge de l’auteur peut excuser l’incompétence de cette nouvelle. La présentation est à l’avenant : le manuscrit a été tapé à la machine avec des doubles frappes pour cacher les coquilles, des corrections au stylo écrites sur des fragments de lignes incomplètement effacés au Liquid Paper… J’en viens à croire qu’il s’agit carrément d’un premier jet. Le texte est criblé de fautes de grammaire, de contradictions et de faux emplois.
Les seuls personnages décrits physiquement ne jouent aucun rôle dans l’histoire, l’auteur multiplie les explications inutiles entre parenthèses, les répliques de dialogue sont d’une indigence rare. L’art de la guerre semble échapper aux belligérants d’un côté comme de l’autre. La fin heureuse n’était possible que parce que les Affariens ont choisi de débarquer leurs prisonniers de guerre à proximité de leur dernière cité survivante, sans se douter qu’une dizaine d’hommes pouvaient cacher les pièces détachées d’une arme thermonucléaire dans les poches de leurs combinaisons…
Je ne taperai pas sur le clou plus avant. C’est bien la seule fois où j’ai regretté que L’ASFFQ ait choisi de tout recenser. Une telle œuvre méritait de sombrer dans un lénifiant oubli plutôt que d’être recensée pour la honte des générations futures. [YM]
