À propos de cette édition

Éditeur
NBJ
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
NBJ 79/80
Pagination
155-164
Lieu
Outremont
Année de parution
1979
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Le journaliste Finn se rend dans un bar où il est sûr de retrouver l’homme en gris, dont il apprécie la sagesse oblique. Chemin faisant, il remarque divers éléments insolites ; c’est le genre de chose dont il n’ose parler ni aux psy ni même à ses amis. En entrant dans le bar, son bras se métamorphose. L’homme en gris est là ; il déclare à Finn qu’eux deux sont parmi ceux qui voient le monde partir en lambeaux. Il se lance dans de longues explications, d’où il ressort qu’après la catastrophe imminente, des extraterrestres arriveront en sauveurs ; mais ce seront en fait les envoyés d’une divinité nommée Pi. Ils seront supplantés par les servants de Hache-Bache, puis ceux de Falulmve, puis viendra ’LL…
Une gifle de l’homme en gris ramène Finn à la réalité. Il n’a jamais parlé de divinités, déclare-t-il, mais bien de la récente découverte d’une énergie orgonale autour des cimetières, qu’il croit à l’origine des dérèglements de la réalité qu’ils perçoivent tous deux. Impossible de s’isoler de cet « orgone-13 », mais on peut espérer le contrôler. Finn quitte le bar et retourne au journal. Il se bute à un chien gigantesque, puis à une carcasse de même nature. Poussé à bout, Finn trouve en lui la capacité de contrôler l’orgone-13 et parvient enfin à revenir à sa réalité initiale. Que va-t-il pouvoir accomplir en explorant plus avant ses nouveaux talents ?

Commentaires

Le texte nous situe dans un proche avenir, avec des néologismes plaisants (des fauteuils en « crusme », le terme péjoratif « kotique » sans doute dérivé de « psychotique ») et une esquisse de certains éléments politiques. Le premier discours de l’homme en gris et son évocation d’une série de divinités me faisaient frissonner… jusqu’à ce qu’il explique que le dieu Pi exigera la rétention du pipi, puisqu’il se nourrit de la douleur des sphincters. Le reste carbure à la scatologie puérile et à la dérision.
Le second discours, sur l’énergie orgonale, n’a pas la même ampleur d’imagination même s’il évite le pipi-caca. J’avoue ne guère priser l’humour qui repose sur l’arbitraire et les narrations décousues. « Orgone-13 » contient plusieurs très bons flashes, que je voudrais voir s’épanouir ; mais c’est déjà trop tard, une bizarrerie a chassé l’autre. Quand tout est possible, rien n’est vraiment convaincant. [YM]