À propos de cette édition

Éditeur
Les Publications BLD
Titre et numéro de la collection
Les Miniromans des Débrouillards
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Format
Fascicule
Paru dans
Les Débrouillards 148
Pagination
15 (Hors-texte)
Lieu
Greenfield Park
Année de parution
1995
Support
—> Un exemplaire papier serait le bienvenu…

Résumé/Sommaire

Une encyclopédie parlante s’est écrasée comme une météorite sur la Terre. L’encyclopédie, qui projette l’hologramme d’un extraterrestre jovial, provient de la planète Cayou, située entre Mars et Jupiter. Une planète évidemment disparue, en grande partie par l’absurdité de l’anti-méthode scientifique pratiquée sur celle-ci, qui provoqua sa destruction. Retrouvée par deux adolescentes, l’encyclopédie tente pourtant de convaincre ces dernières des vertus de cette méthodologie.

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Commentaires

« La Planète des fous » est un récit d’humour vaguement science-fictif. On l’aura compris, l’idée, ici, est d’initier les adolescents à l’importance de la démarche logique qui est au cœur de la méthode scientifique telle qu’appliquée depuis Descartes. Le fait que la nouvelle soit publiée dans les pages du magazine Les Débrouillards teinte son contenu qui cible une minorité d’enfants et de préadolescents déjà intéressés par la science, que la revue alimente à coups d’expériences ludiques et amusantes. Cependant, contrairement à ce qui se fait normalement dans cette publication, le divertissement n’est pas subsumé dans l’aspect didactique du récit.

La nouvelle de Jean-René Dufort se démarque en effet par l’originalité de son sens de l’humour bien particulier, qui tranche avec le ton pédagogique appuyé qui est généralement employé par les différents auteurs au sommaire d’autres numéros du périodique. C’est un humour absurde, certes, mais qui demeure réfléchi : tout est ici un jeu sur le renversement de l’hypothèse et de l’invention, où le résultat prime sur le but originel. Personnellement, l’humour écrit, même lorsqu’il est à son meilleur, peine à me faire sourire, trop engoncé que je suis – déformation professionnelle oblige – dans un processus d’intellectualisation de la narration ; pourtant, j’admets d’emblée que la lecture de la nouvelle de Dufort m’a fait rire, à au moins deux reprises – ce qui en fait une indéniable réussite. [MRG]

  • Source : L'ASFFQ 1995, Alire, p. 81.