À propos de cette édition

Éditeur
Pour ta belle gueule d'ahuri
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Pour ta belle gueule d'ahuri 1
Pagination
10-11
Lieu
Sainte-Foy
Année de parution
1979
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Deux astronautes, Flanders et Floy, désignés pour explorer un astéroïde, sont pris d’un malaise dès leur arrivée. Le paysage, instable, leur laisse voir un édifice dans lequel ils empruntent un long couloir de plus en plus pentu. Floyd disparaît tandis que Flanders se réveille dans une cave, interpellé par un corbeau qui l’informe que leur présence a provoqué un déséquilibre « dit interparallélisme universel ».

Commentaires

Je suis bien embêté par cette nouvelle de Pierre Martineau. Après dix jours de décantation, après trois lectures, quand le texte m’apparaît aussi hermétique qu’au début, je me dis qu’il ne m’était pas destiné.
L’exergue tiré des Contes de Cantorbery – un faux titre ou une erreur de transcription de la part de l’auteur, allez savoir !, les Contes de Canterbury étant le vrai titre du livre de Chaucer – indique peut-être que la clé de la nouvelle se trouve dans cette œuvre ancienne (fin XIVe siècle), mais c’est fort peu probable.
Ce que je comprends, c’est que les deux astronautes sont entrés dans une autre dimension dont ils menacent l’équilibre par leur présence, un univers qui ne répond à aucune logique humaine, un univers dont la figure tutélaire est un corbeau. Celui-ci renvoie le corps et l’esprit des deux astronautes, mais pas en même temps par mesure de précaution, à « l’univers de logique que vous chérissez tant », dit-il. Mais pourquoi le médecin qui se penche sur Flanders à son retour dans le vaisseau en orbite est-il devenu gaucher ? Vit-il maintenant dans un monde inversé ou sont-ce ses perceptions qui ont été modifiées à la suite de l’expérience qu’il a vécue ?
Il y a beaucoup de mystère dans ce texte, ce qui peut s’expliquer par le fait que la plus grande partie du récit se déroule dans un univers étranger au lecteur. Ce n’est pas une raison pour embrouiller à dessein sa compréhension du texte. Que signifie une phrase comme celle-là : « Une fraction de seconde plus tard, les deux astronautes fonçaient en eux-mêmes à une vitesse incommensurable » ?
« La Planète Hopragd » demeure pour moi une énigme. [CJ]