À propos de cette édition
Résumé/Sommaire
À la suite d’une explosion, le narrateur, blessé, est coincé sous une lourde armoire de chêne. Puis, il le voit : son double. Ce dernier porte les mêmes vêtements, les mêmes accessoires. Que fait-il là ? Il n’y avait pourtant personne avec lui au moment de l’explosion. Marianne et les petites étaient parties... Le narrateur prend la résolution de tuer ce double mystérieux qui est, lui aussi, en mauvaise posture. Il ramasse un éclat de vitre à portée de main et réussit à l’éliminer. Ensuite, il enterre le corps avant le retour de sa famille. Mais voilà, la rencontre avec sa femme le convainc d’une chose : l’autre, c’est lui...
Commentaires
Voilà une histoire qui aurait gagné à avoir une bonne direction littéraire (et une solide réécriture). L’idée, sans être originale, est sympathique. On est dans le domaine du Twilight Zone. Par contre, l’écriture maladroite vient briser la magie à plusieurs endroits : entre les imprécisions, les erreurs de temps de verbes et les phrases tarabiscotées, le lecteur se perd.
À l’état actuel, le récit est beaucoup trop intellectualisé. L’auteur nous dit ce qui se passe et les idées qui traversent son personnage, mais on ne les vit pas. Il y a surabondance d’adverbes et de phrases interminables. De plus, au milieu du récit, on change de point de vue. Juste après que le narrateur a éliminé son double, on revit la scène du point de vue de celui qui se fait tuer. Le tout se passe sans transition et sans indice typographique pour montrer le basculement. J’ai dû relire le passage deux fois pour comprendre. Un paragraphe le double est mort, l’autre il se lève pour attaquer.
La fin, sous forme de dialogue (ou plutôt de monologue) avec Marianne qui ne parle pas et qui n’est jamais décrite, est aussi faible. L’auteur aurait gagné à distiller le suspense et à donner lentement des indices pour que le personnage (ou sa conjointe) comprenne qu’il n’est pas celui qu’il croit.
Malgré tout, le texte demeure agréable. C’est juste dommage qu’il n’ait pas atteint son plein potentiel. C’est comme si le récit était trop à l’étroit dans son cadre actuel pour s’épanouir pleinement. [PLL]
