À propos de cette édition

Éditeur
Pour ta belle gueule d'ahuri
Genre
Science-fiction
Longueur
Courte nouvelle
Paru dans
Pour ta belle gueule d'ahuri 1
Pagination
8-9
Lieu
Sainte-Foy
Année de parution
1979
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Thalestra en a assez de se faire passer pour une déesse dans un monde postapocalyptique qui a régressé sur le plan technologique. Elle veut dire la vérité à son peuple. Seulement, le magicien qui l’a mis sur le trône deux siècles plus tôt ne l’entend pas ainsi. Il veut que Thalestra continue à jouer le jeu. Il craint qu’une nouvelle guerre soit déclenchée si les descendants des survivants sont ramenés sur la voie de la technologie. Sauf que les dignitaires commencent à comprendre la vérité : le magicien n’a pas plus de pouvoir que la déesse, il a seulement accès à une technologie supérieure. Comme ils sont incapables de trouver un terrain d’entente, le magicien finit par éliminer la fausse déesse dans l’espoir de conserver le statu quo.

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Commentaires

Voici un texte confus qui manque de mise en contexte et de développement. On devine certains éléments de l’univers, d’autres sont explicités par les paroles des personnages, mais c’est tout.  En fait, on a plus l’impression de lire une scène dans un scénario qu’une nouvelle. C’est une suite de répliques avec quelques éléments de décor.
L’art du dialogue demande un équilibre délicat qui tient compte du rythme et du réalisme. Dans ce texte, l’auteur pêche sur les deux aspects. Dès la première ligne, ça sonne faux : « Thalestra ! Vieille vomissure de crapaud venimeux ! Putain de déesse ! Sale écœurante ! ». Et ça se poursuit, avec des expressions du même tonneau, pendant deux pages.
Pour compliquer encore plus la tâche du lecteur, quelques-unes des descriptions de personnages et de leurs mouvements dans l’espace sont collées aux répliques sans élément pour distinguer les uns des autres. Pire encore, ce n’est pas toujours évident de savoir qui dit quoi.
On a aussi affaire au cas typique de l’auteur débutant qui cherche à en mettre plein la vue dans chacune de ses phrases en montrant l’étendue de son vocabulaire (souvent de façon maladroite)... mais sans réussir à insuffler du rythme à son récit. D’ailleurs, comme les personnages sont à peine esquissés, cette rencontre au sommet tombe à plat. Le lecteur (du moins, celui-ci) a l’impression d’arriver en plein milieu d’une chicane de famille qui ne le concerne pas. [PLL]