À propos de cette édition

Éditeur
École du Séminaire de Saint-Hyacinthe
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Recueil collectif de science-fiction
Pagination
23-27
Lieu
Saint-Hyacinthe
Année de parution
1980

Résumé/Sommaire

Une capsule spatiale a été frappée par une météorite et elle perd son oxygène. Il faut lui envoyer des secours, mais aucune fusée n’est capable d’être lancée dans un délai assez bref. Heureusement, la navette spatiale est disponible. Après douze heures à peine de préparatifs, la navette est lancée. L’équipage retrouve la capsule et la ramène sur Terre.

Commentaires

Je crois deviner que les textes de ce collectif devaient tous avoir la navette spatiale comme sujet. Celui-ci, très sage dans sa conception (contrastez avec « Opération Suicide » de Serge Desmarais), témoigne d’une incompréhension flagrante de la réalité scientifique des vols dans l’espace, quand c’est sur celle-ci que repose l’entièreté de l’intrigue. Par exemple, nos intrépides sauveteurs doivent laborieusement chercher la capsule en détresse pendant plus de douze heures, alors que non seulement sa trajectoire devrait déjà être connue mais aussi que son occupant est capable d’émettre un signal radio, ce qui permettrait de la localiser de toute façon. La nouvelle ne se rattrape pas du côté littéraire : il n’y a presque aucune narration, les neuf dixièmes du texte étant constitués de dialogues platement informatifs. Toutefois, comme c’est un gamin de secondaire II qui a écrit cette histoire, il convient de se montrer indulgent.

Notons que les esprits chagrins qui voudraient carrément exclure « S.O.S. dans l’espace » du corpus SF auraient tort. Non seulement parce que le premier lancement de la navette spatiale, en 1981, était encore dans le futur lors de la parution du recueil, mais aussi parce que tout le personnel spatial de l’histoire, à part un certain John, est constitué de francophones – ce qui, on en conviendra, relève de la spéculation contrefactuelle la plus délirante. [YM]