À propos de cette édition

Éditeur
Le Sabord
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Le Sabord 24
Pagination
6-8
Lieu
Trois-Rivières
Année de parution
1989
Support
Papier

Résumé/Sommaire

L’employé a vu la vieille femme et son paraneige : aucun danger, il peut donc ouvrir le poste de traite. Mais il s’écroule, empalé par l’objet. La sauvagesse, dernière des Haret, entreprend alors de tout saccager et de mettre le feu, faisant éclater au visage de ces gens, qui ont envahi sa planète et réduit son peuple au rang d’être inférieur, la dernière rage de son peuple décimé.

Commentaires

On l’a dit souvent, la science-fiction permet de transposer une réalité banale dans un nouvel environnement afin de lui redonner, par ce nouvel angle de vision, toute sa vigueur. C’est ce que fait Michel Bélil dans « La Sauvagesse au paraneige percé ».

Mais sa transposition est loin d’être convaincante, tant elle est primaire. Il ne suffit pas de situer l’action sur une autre planète, d’apporter quelques néologismes et un peu de quincaillerie pour permettre au lecteur d’aborder un thème de façon renouvelé. En fait, je parlerais ici non pas de trans­position mais bien de déportation d’une thématique !

Ceci étant dit, le texte n’est pas mauvais, Michel Bélil étant un écrivain sachant manier le mot et le verbe. Cependant, il ne reste qu’une histoire d’indiens aux prises avec la civilisation blanche, et « La Sauvagesse au paraneige percé », malgré et à cause de sa déportation thématique, n’ap­portera rien d’essentiel au lecteur. [JPw]

  • Source : L'ASFFQ 1989, Le Passeur, p. 24.