À propos de cette édition

Éditeur
Pierre Tisseyre
Titre et numéro de la collection
Papillon - 6
Genre
Science-fiction
Sous-genre
Extraterrestre
Longueur
Novelette
Format
Livre
Pagination
87
Lieu
Montréal
Année de parution
1990
ISBN
9782890513846
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Par une nuit de blizzard, le vieux François, qui vit en ermite depuis plusieurs années, reçoit la visite d’un étrange enfant dont l’œil unique, au milieu du front, émet un faisceau lumineux. Le jeune cyclope, on s’en doute, vient d’un autre monde ; il a été envoyé sur Terre conformément au rite initiatique de son peuple pour y apprendre, avant l’aube, le mot le plus important du langage des hommes et accéder à l’âge adulte.

Commentaires

Dois-je avouer le malaise qui m’étreint immanquablement dès qu’il me faut commenter des œuvres de littérature pour la jeunesse ? Serait-ce que l’enfant en moi serait mort à mon insu ? Le lecteur adulte me semble toujours mal placé pour rendre compte de textes qui ne s’adressent pas à lui. Pourtant, logiquement, une œuvre littéraire réussie devrait transcender le public auquel on la destinait pour tendre à l’universalité ; qu’on pense au Peter Pan de Sir J. M. Barrie ou au Petit Prince de Saint-Exupéry.

Ces considérations mises de côté, je dirai de ce petit roman d’Hélène Gagnier qu’il s’agit d’une œuvre sans prétention, de bonne tenue qui, il me semble, saura captiver les jeunes d’environ sept à dix ans auxquels s’adresse la collection Papillon de Pierre Tisseyre. L’écriture est (trop ?) simple, l’intrigue bien menée, le thème – l’apprentissage de la convivialité – digne d’intérêt. Mon allusion à Saint-Exupéry n’est guère fortuite puisque Le Secret de François, d’ailleurs voilà sa principale faiblesse, invite à cette comparaison qui n’est hélas guère à l’avantage de Gagnier. L’apprivoisement progressif de l’autre est un sujet un peu usé que l’auteur exploite avec adresse certes, mais sans grande nouveauté.

Et la SF ou le fantastique ou le merveilleux (je laisse aux puristes le soin de trancher, si besoin est) là-dedans ? Disons qu’en dehors de Saint-Exupéry, l’auteur se refère davantage aux modèles cinématographiques de ces genres qu’à des antécédents littéraires ; ainsi, on songera volontiers au Martien de Noël de Roch Carrier ou à E.T. et autres spielbergeries du même ordre. J’ajouterai, à la décharge de Gagnier, que si la SF (ou le fantastique ou le merveilleux) s’avère très accessoire dans son roman, c’est simplement parce que ses préoccupations se situent ailleurs – ce qui n’est pas une faute en soi.

Somme toute, une œuvre compétente mais ni originale ni mémorable. [SP]

  • Source : L'ASFFQ 1990, Le Passeur, p. 82.

Prix et mentions

Prix Monique-Corriveau 1991

Références

  • Lapostolle, Lynn, Lurelu, vol. 15, n˚ 2, p. 14-15.
  • Sarfati, Sonia, La Presse, 02-06-1991, p. C3.