À propos de cette édition

Éditeur
Pour ta belle gueule d'ahuri
Genre
Science-fiction
Longueur
Courte nouvelle
Paru dans
Pour ta belle gueule d'ahuri 1
Pagination
5
Lieu
Sainte-Foy
Année de parution
1979
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Un robot se réveille un matin et constate que les salles où les humains lui enseignaient des choses sont désertes. À l’extérieur, aucun signe de vie : tout n’est que ruines. Il accepte la responsabilité qui lui incombe désormais : rebâtir un monde, accomplissant ce faisant « une étape de plus au complexe Plan de l’évolution ».

Commentaires

Désolé d’avoir éventé la chute car l’identité du narrateur n’est confirmée qu’à la fin, même si ce lecteur-ci s’en doutait depuis un moment. La nouvelle de Maher Jahjah s’immisce dans les circuits d’un robot qui prend la mesure de la bêtise des hommes… et de la tâche qui l’attend. J’ai trouvé sympathique ce choix de narration qui crée d’emblée un sentiment de bienveillance à l’égard de cette créature de métal.
Malgré son intelligence plus grande que celle des hommes qui l’ont créé, il est conscient que lui aussi n’est qu’une étape dans le cycle de l’évolution. Il comprend qu’il fait partie d’un vaste dessein qui le dépasse.
Ce requiem pour l’humanité aurait pu être désolant mais la lucidité du robot, sa détermination et son sens des responsabilités insufflent au texte une dose d’espoir, aussi paradoxal que cela puisse paraître. L’Homme a disparu mais il se survit par l’entremise de sa créature. [CJ]