À propos de cette édition

Éditeur
Soulières / Les Débrouillards
Titre et numéro de la collection
Chat débrouillard - 1
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Le Soleil du 26 juillet
Pagination
7-39
Lieu
Saint-Lambert
Année de parution
1999
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Chloé et Samuel font de la plongée sous-marine à Miguasha, en Gaspésie, pas très loin de la Baie des Chaleurs. À peine éloignée de la rive, Chloé remarque un poisson particulièrement brillant et décide de le suivre. Rapidement, les deux adolescents sont éblouis, car du poisson s’élève une étrange lumière qui envahit le paysage tout entier comme un banc de brouillard. Lorsque celui-ci se dissipe, ils découvrent un paysage constitué de champignons et de fougères géantes et même d’un volcan ! Dans cet étonnant endroit, ils retrouvent leur poisson brillant qui, tout à coup, ne semble plus être aussi étrange.

Première parution

Soleil du 26 juillet (Le) - 1996

Commentaires

Les aventures des Débrouillards sont connues pour leur vulgarisation scientifique détaillée mais facile à aborder et cette brève nouvelle, qui parle d’une aventure dans la préhistoire de notre planète, ne fait pas exception. En compagnie des deux héros (d’ailleurs récurrents dans les bandes-dessinées), on fait une incursion du côté de la paléontologie. Aucune mention des dinosaures, sauf pour une brève allusion au célèbre Jurassic Park de Steven Spielberg et pour montrer que cette science étudie en fait une étendue beaucoup plus vaste de l’histoire de la vie sur Terre. Les formes de vie rencontrées dans la nouvelle datent du Dévonien, ce qui concorde avec les découvertes sur le site de Miguasha où se déroule l’intrigue.

L’aspect voyage dans le temps n’est pas développé. On comprend qu’il y a un lien avec le poisson mystérieux qui s’avère être un Eusthenopteron foordi, une espèce aujourd’hui disparue de poisson amphibie, mais ça s’arrête là. D’ailleurs, le voyage dans le temps n’est qu’un prétexte pour planter un décor réaliste et faire « voir » aux lecteurs ce que pouvait être la nature en plein milieu du Dévonien. Les réactions de Chloé et Samuel face à leur aventure sont assez réalistes et on se rend vite compte de leurs réflexes scientifiques : l’une note toutes ses observations dans son carnet et l’autre analyse rapidement leur environnement en remarquant de nombreux détails.

Une nouvelle beaucoup plus science que fiction qu’il faut lire vraiment sous cet angle pour l’apprécier. [MC]

  • Source : L'ASFFQ 1996, Alire, p. 50.