À propos de cette édition

Éditeur
NBJ
Genre
Science-fiction
Longueur
Nouvelle
Paru dans
NBJ 79/80
Pagination
105-109
Lieu
Montréal
Année de parution
1979
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Quand le narrateur rentre chez lui le soir, il est contraint de tout surveiller : le ciel, les portes et les fenêtres… Mais jamais encore il n’a aperçu ceux dont il est convaincu de l’existence, ceux qui se postent la nuit devant chaque porte et fenêtre et surveillent la race humaine. Ces êtres qui s’agitent là où il n’y a personne, dans les pièces obscures, il aimerait tant les voir enfin.

Commentaires

C’est quand même une bonne chose que ce texte ait été publié dans le numéro de la NBJ consacré à la SF, et signé de surcroît par un des deux responsables du numéro : on est assuré qu’il constitue, par définition, de la science-fiction. Et non pas, disons, du fantastique, voire même de la littérature générale qui offrirait le bref portrait d’un paranoïaque soucoupiste.
Sachant que Roger Des Roches est d’abord un poète, je m’attendais à un texte où la forme primerait sur le fond, ce qui n’est nullement un crime. Mais je m’attendais aussi à un style percutant, à des métaphores sauvages, à ce que les articulations compliquées des phrases soient sources d’éblouissement et de vertige cognitif. Or, il n’en est rien. L’écriture de « Tous les veilleurs de nuit » est grise, rocailleuse, alourdie d’incises et de parenthèses. J’ai trouvé ma lecture ennuyeuse et, en fin de compte, plutôt stérile. À quoi bon tous ces mots si c’est pour dire si peu, d’une manière si rébarbative ? [YM]