À propos de cette édition
Résumé/Sommaire
Il s’est envolé avec sa machine pour un voyage spatio-temporel, le premier du genre. Quarante ans plus tard, il n’est toujours pas revenu et on ne sait rien de ce qui s’est passé…
Commentaires
Comme plusieurs textes publiés dans les deux premiers numéros de Pour ta belle gueule d’ahuri – je pense à ceux de Sylvain Martineau et à celui d’Olivier Moreau notamment –, « Un aller simple », en quatre courts paragraphes, distille à petites doses la dérision, le cynisme et le scepticisme face aux avancées technologiques.
Il y a dans cette posture intellectuelle une volonté de garder les deux pieds sur terre, de se montrer critique à l’égard des ambitions de l’être humain aspirant à dépasser sa condition, sous couvert d’un humour bon enfant, voir potache. Visiblement, Maher Jahjah et ses complices de PTBGDA veulent éviter à tout prix de se prendre au sérieux et d’ériger un monument à la science-fiction. Une façon, peut-être, de tempérer les attentes qu’elle suscite ou d’exprimer le souhait que ce genre favorise la réflexion davantage que la narration d’aventures spatiales divertissantes mais vides de sens. [CJ]
