À propos de cette édition

Éditeur
Hurtubise HMH
Titre et numéro de la collection
Plus
Genre
Fantastique
Longueur
Novelette
Format
Livre
Pagination
88
Lieu
LaSalle
Année de parution
1991

Résumé/Sommaire

David, jeune employé d’une firme de communication, trouve la matinée difficile : gueule de bois, clocharde ivre morte à enjamber sur le trottoir, passants taciturnes qui le bousculent et l’ignorent. Déprimé, il quitte le bureau au bout d’une heure, erre dans le Montréal souterrain comme le ferait cette clocharde qu’il méprise et qui, constate-t-il, le suit partout.

Elle s’adresse finalement à lui et lui révèle que, comme elle, il est mort – même s’il n’en a pas eu conscience. Son rôle désormais, avant de pouvoir choisir la forme sous laquelle il passera son après-vie (il aimerait être un nuage rose), sera de trouver une autre personne décédée récemment sans avoir vu venir sa mort, et de lui expliquer sa situation. Après des semaines de recherche, il trouve finalement une jeune femme ayant absorbé par inadvertance une surdose de somnifères. Mais David découvre à son tour que ce n’est pas facile de convaincre quelqu’un de sa mort…

Commentaires

La collection Plus présente, pour enfants ou adolescents non francophones apprenant le français, des mini-romans typographiés en gros caractères, qui équivalent en réalité à des nouvelles. Ce livre-ci s’adresse aux adolescents.

Avec un bon sujet de nouvelle brève, cette histoire nous donne toutefois une longue nouvelle trop bavarde dans ses deux premiers tiers, prétexte à considérations éculées sur la vie moderne, les rapports humains dans la société urbaine et dans les milieux de travail, etc. C’est seulement dans le dernier tiers que la nouvelle est efficace, parvenant d’abord à surprendre le lecteur, puis à le captiver davantage que ne l’avait fait le développement. La réinterprétation des premières pages à la lumière de ce que le personnage point de vue vient d’apprendre est intéressante. Tout comme la différence de destinée entre les gens qui ont vu venir leur mort et ceux qui sont décédés par surprise ou par inadvertance, si l’on peut dire.

Une bonne variation sur la mort en tant que passage, et sur le thème de la mission à accomplir avant l’accession à l’état/l’étape suivant(e). [DS]

  • Source : L'ASFFQ 1991, Le Passeur, p. 167-168.

Références

  • Belleau, Dany, Lurelu, vol. 15, n˚ 1, p. 23.