À propos de cette édition

Éditeur
Stop
Genre
Fantastique
Longueur
Nouvelle
Paru dans
Stop 152
Pagination
67-83
Lieu
Montréal
Année de parution
1997
Support
Papier

Résumé/Sommaire

À la veillée, le conteur ira de sa version de la légende de Jean Meugle et d’Arda, sa sorcière de mère qui, avant de rencontrer Erwan, ensorcelait tous les jeunes hommes du village. Car cet Erwan, grâce à la magie des saints bretons, réussissait à contenir les sortilèges de la belle Arda. L’enfant qui vint de leur brève union, Jean, hérita des pouvoirs de sa mère pour faire cependant, comme son père, le bien et, dès lors, la sorcière perdit son immortalité. Bien des années plus tard, vieille et malfaisante, lorsqu’Arda reviendra hanter le bourg, le vieux Erwan, de nouveau grâce à sa magie païenne, sauvera le village, mais en y laissant sa vie.

Commentaires

Le concours de la revue Stop proposait en 1997, comme thème imposé, les sorcières de Salem. Marie Dzian s’est plutôt inspirée du concept, à savoir la mise au ban de la société des personnes « différentes » puisque « Une histoire de sorcière », qui se situe en Bretagne, raconte l’exclusion de la belle Arda qui faisait chavirer tous les cœurs. Par contre, contrairement à ce qui a prévalu à Salem où l’hystérie d’une population bigote condamnait des innocentes, Marie Dzian propose une véritable sorcière et, en retournant la situation, elle montre comment, grâce au forgeron Erwan, le village a finalement pu contrer ses agissements, puis s’en débarrasser définitivement.

L’utilisation d’un surnaturel en rapport avec les saints bretons – le druidisme – et non les saints romains – le catholicisme – apporte un élément différent à cette histoire qui, autrement, aurait beaucoup ressemblé aux récits de nos légendes canadiennes du XIXe siècle. C’était probablement un des objectifs de l’auteure puisque l’histoire nous est racontée par un conteur qui affirme avoir recueilli l’histoire de son grand-oncle qui lui-même la tenait d’un sien cousin habitant le village où l’action a eu lieu.

Bref, un texte qui se laisse lire sans déplaisir même s’il est difficile d’en dégager les points forts. Comme plusieurs légendes, il ira probablement meubler nos souvenirs un temps, puis se fera oublier. [JPw]

  • Source : L'ASFFQ 1997, Alire, p. 84.