À propos de cette édition

Éditeur
Asticou
Genre
Science-fiction
Longueur
Novella
Format
Livre
Pagination
154
Lieu
Hull
Année de parution
1988
ISBN
2891980859
Support
Papier

Résumé/Sommaire

Deux Terriens, le narrateur et son camarade alcoolique Cabestan, atterrissent sur une planète qu’ils baptisent Valdabie. Elle est peuplée de zébus intelligents et télépathes, de nains gouvernés par un hâbleur, de petits hommes verts hostiles, d’un ermite hypocrite, et de grosses mouches puantes. Divers épisodes se succéderont, meurtre et cuisson d’un jeune zébu par deux nains ivres, châtiment de ceux-ci interrompu par des zébus miséricordieux, brève guerre entre deux peuples de Valdabie, arrivée d’une Terrienne obèse nommée Éléphancia, frayeur causée par une chenille atteinte de gigantisme…

Commentaires

Si les personnages de ce roman pour jeunes forment effectivement une « joyeuse galerie » comme l’affirme le résumé en quatrième de couverture, il est faux de prétendre que cette galerie est « digne des bons romans de science-fiction », qu’ils fussent pour jeunes ou pour adultes. Ces person­nages sont plutôt dignes d’un dessin animé télévisé dont les concepteurs ne se seraient guère forcés les méninges.

Leur personnalité et leurs aventures sont l’occasion de réflexions sur divers travers de l’espèce humaine, messages qui sont parfois assez clairs (contre l’absurdité de la guerre, contre l’exploitation sous des prétextes religieux, contre le châtiment sévère des criminels), parfois un peu moins (sur les ravages de l’alcool, mais avec une certaine complaisance) et parfois très discutables (aucun humain, le narrateur pas davantage, ne semble s’indigner du traitement fait aux femmes dans la société des nains, où elles sont affublées du doux nom d’orchidées mais confinées aux cabanes dont elles n’ont pas le droit de sortir).

La longueur du roman, et le style de Ferguson qui est plutôt chargé, friand de mots emphatiques, de tournures ampoulées, ne le rendent acces­sible qu’à des lecteurs du secondaire. Or, à cet âge, je crois qu’il faut plus que quelques personnages aux noms et aux allures comiques pour intéresser le lecteur (Tipipi, Molaire Supérieur, etc). L’intrigue-prétexte est simple au point d’être infantile et l’exotisme d’une planète entièrement faite de gélatine ne captive pas longtemps. D’ailleurs, l’illustration de la couverture, d’une laideur consommée dans le registre naïf, aura dès le départ rebuté plus d’un lecteur potentiel. [DS]

  • Source : L'ASFFQ 1988, Le Passeur, p. 70-71.

Références