À propos de cette édition

Langue
Français
Éditeur
Triptyque
Genre
Fantastique
Longueur
Novelette
Paru dans
Moebius 9
Pagination
26-46
Lieu
Montréal
Année de parution
1980

Résumé/Sommaire

Charles Perreault, surnommé Ti-Oiseau, est dans un lit d’hôpital à côté de son meilleur ami. De là, il raconte le parcours qui a fait de lui un pilote. Un parcours qui, dans des circonstances étranges, l’a mené dans ce lit. Son récit accorde beaucoup d’importance à Drien, son ami mécanicien avec qui il a partagé le rêve de l’aviation. Mais Drien, disparu le temps d’un vol, trouve la mort à l’hôpital, terrassé par une curieuse magie maléfique. Ti-Oiseau tente de décortiquer les événements en espérant arriver à les comprendre.

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Commentaires

Dès lors que le lecteur commence le récit, il se retrouve plongé dans une narration à la première personne. Une certaine complicité se crée entre le lecteur et le personnage, d’autant plus que le narrateur s’exprime comme s’il faisait une confidence. Il raconte ses souvenirs, son expérience, mais, surtout, tente de comprendre les circonstances réelles qui ont changé Drien et mené à sa mort. Qu’est-ce qui pourrait bien justifier la mort de Drien, survenue dans des circonstances étranges, voire magiques ? C’est là tout l’intérêt du récit.
Ce n’est pas le désir de tuer de Drien qui étonne dans la lecture. Bien au contraire. Étant donné l’approche explicative du texte, il apparaît relativement aisé de comprendre les motivations du mécanicien et de flairer le danger. Ce que le lecteur cherche à comprendre, ce sont plutôt les moments où le narrateur, Charles, parle de magie. Ceux-ci se présentent à deux reprises, l’une après l’accident de Charles et l’autre alors qu’il est à l’hôpital. Un lien psychique semble s’être créé entre Charles, Drien et la communauté autochtone qui a trouvé le pilote après son accident. Un lien maléfique qui s’attaque au mécanicien… jusqu’au dernier instant. La narration fait qu’on ne peut croire que Charles à propos de cette manifestation invisible. Mais le faut-il vraiment ? On ne peut savoir.
Le récit se termine avec un narrateur qui n’a pas su élucider tous les mystères de son aventure. Il en va de même pour le lecteur, qui ne peut tout s’expliquer. Mais peut-être ne faut-il rien comprendre ? Avec un narrateur qui possède un nom très près de celui du conteur Charles Perrault, auteur de plusieurs histoires de genre merveilleux, ce ne serait pas étonnant.
« Le Vol de Ti-Oiseau » est un récit intrigant qui se veut explicatif, mais qui laisse cependant planer des zones d’ombre dont l’explication n’est pas accessible. [EPG]