À propos de cette édition
Résumé/Sommaire
Un agent d’assurances retourne chez lui afin de conduire sa fille à la campagne. En route, il embarque une « pouceuse », Carmen, et se retrouve chez elle en pleine séance de baisage. Mais l’endroit est un taudis, ça hurle dans l’appartement voisin, de la fumée s’insinue partout. Il se sauve, non sans se faire abîmer de sarcasmes. Dehors, à sa grande stupéfaction, il fait déjà noir. Lorsqu’il arrive près de chez lui, il voit les auto-patrouilles : sa fille a fait du pouce pour se rendre à Saint-Marc-sur-Richelieu et s’est fait violer.
Plus tard, il constatera que la maison où il a baisé Carmen a brûlé depuis plus d’un an, lors du fameux week-end rouge. Quant à cette dernière, personne ne la connaît.
Commentaires
Paul-André Bibeau a la culture judéo-chrétienne ancrée dans l’écriture. Ici encore, il nous offre une variation sur la tentation de la sexualité et du plaisir versus le prix à payer pour ce plaisir. Fantastique aidant, le pauvre personnage principal se voit entraîner malgré lui dans une aventure sordide et, comme récompense pour sa faiblesse, il devra vivre avec la certitude que sa fille a été violée à cause de cette faiblesse.
De son écriture neutre, Bibeau brosse sans surprise le tableau attendu. Les dialogues sont joualisés, les passages croustillants décortiqués, tout est en place pour la finale prévisible, à savoir l’arnaque diabolique.
Pas de surprise, mais une certaine efficacité ; un peu de porno pour l’un, un peu de fantastique pour l’autre.
Du Bibeau, quoi, avec ses tics et ses tocs. [JP]
