À propos de cette édition

Éditeur
Logiques
Titre et numéro de la collection
Autres mers, autres mondes - 1
Genre
Science-fiction
Longueur
Collectif
Format
Livre
Pagination
214
Lieu
Montréal
Année de parution
1988
Support
Papier

Résumé/Sommaire

[4 SF]
Spirales de l'amour-mémoire, d'Annick Perrot-Bishop
Biographie sommaire d'un émetteur-récepteur, de Jean Pettigrew
Le Procès Chronos, de Jean-François Somcynsky
Devenir vivante, d'Esther Rochon
Plongée profonde, de Dominique Warfa (Belgique)

Commentaires

Avec Dérives 5, premier titre des éditions Logiques fondées par Louis-Philippe Hébert, Jean-Marc Gouanvic poursuit en quelque sorte la série Espaces imaginaires publiée par les Imaginoïdes entre 1983 et 1987. C’est dire qu’il y aura place dans ce collectif annuel pour les écrivains francophones européens même si cette place sera peut-être moins importante si l’on se fie à Dérives 5. En effet, le sommaire compte cinq écrivains, mais un seul demeure outre-Atlantique. Il s’agit du Belge Dominique Warfa qui nous livre une fort bonne nouvelle qui plaide en faveur de la différence et des minorités ethniques.

Les autres écrivains sont associés à la SFQ mais cela ne signifie pas forcément qu’ils résident au Québec. Quand il n’est pas en poste à l’étran­ger, Jean-François Somcynsky demeure dans la capitale fédérale et Annick Perrot-Bishop, qui n’a jamais vécu au Québec, habite Terre-Neuve. La composition du sommaire, complété par la participation d’Esther Rochon et de Jean Pettigrew, assure donc à Dérives 5 une représentativité suffisam­ment large pour prétendre rayonner dans la francophonie.

Mais pourquoi un tel titre pour un collectif ? Parce que Espaces imaginaires a cessé de paraître après quatre livraisons et que Dérives 5 en est la suite logique aux éditions Logiques ? Parce qu’il y a cinq auteurs au sommaire ? Selon le directeur littéraire, Jean-Marc Gouanvic, le mot Dérives, dans son acception de dérapage, s’inscrit au cœur même de l’histoire de la science-fiction au XXe siècle, et particulièrement depuis Philip K. Dick. Il n’en reste pas moins que le titre prête à confusion parce qu’il existe déjà une revue littéraire québécoise qui porte ce nom et qui publie des numéros spéciaux de fiction. Mais on ne va pas en faire un plat puisque Gouanvic affirme que le collectif changera de nom à chaque année.

Somme toute, Dérives 5 apparaît comme une rampe de lancement solide pour un nouvel éditeur qui tente l’aventure de la SFQ alors que son décollage coïncide avec le retrait du programme du Préambule dans ce même domaine de la fiction. [CJ]

  • Source : L'ASFFQ 1988, Le Passeur, p. 79-80.

Références

  • Croteau, Paul-G., imagine… 45, p. 84-85.
  • Gagné, Paul, Spirale 82, p. 8.
  • Grégoire, Claude, Québec français 75, p. 14.
  • Lamontagne, Michel, Solaris 81, p. 11-12.
  • Laurin, Michel, Nos livres, octobre 1988, p. 36.
  • Lord, Michel, Lettres québécoises 52, p. 38-39.
  • Meynard, Yves, Samizdat 14, p. 59-61.
  • Moinaut, José, Magie rouge 21/22, p. 63.